
LES BAINS GARDIANS
« Un véritable coup de foudre pour l’endroit ! » Jean-Pierre Marois, le propriétaire, ne s’en cache pas. Après Les Bains Paris, il inaugurait en mai Les Bains Gardians en Camargue,...
« Revenir à l’essentiel. » Tel était le leitmotiv du projet… Dans un ancien resort des années 60 à moins d’un kilomètre des Saintes-Maries-de-la-Mer et de la Méditerranée, le nouvel hôtel de Jean-Pierre Marois a fière allure ! Pas celle d’un énième établissement clinquant au décor ostentatoire. Non. L’histoire n’est pas là… Dès l’arrivée dans ce domaine fabuleux de 4 hectares, c’est d’authenticité et de culture locale dont il s’agit. Sans oublier le propos de la nature, omniprésente et spectaculaire, qui joue ici le premier rôle. Adossée au Parc naturel régional de la Camargue, la propriété dévoile au fur et à mesure sa magie, entre merveilles naturelles et architecture vernaculaire. Entre les méandres des roubines, les roseaux, tamaris, flamants rose, hérons et autres oiseaux, quelques mas mais surtout des cabanes de gardians apparaissent progressivement… Dont celle qui abrite la réception – la plus grande cabane de gardians au monde dit-on ici ! À deux pas, les écuries comptent une vingtaine de chevaux camarguais qui permettront aux hôtes d’effectuer de belles balades dans les marais jusqu’à la mer. Elles voisinent même avec une arène à ciel ouvert où jeux camarguais et dîners spectacles tiennent place plusieurs fois par mois. Tout un univers emblématique de la région qui participe à
la féerie du lieu.
Pour réenchanter ce resort, dont le décor et les extérieurs s’étaient éloignés de la culture locale depuis des années, Jean-Pierre Marois a fait appel au duo d’architectes d’intérieur parisien Hauvette & Madani : ils ont littéralement métamorphosé le site en un véritable paradis empreint de simplicité et de beauté – qui devrait même décrocher le fameux label Clef verte. Ajoutons également que la gentillesse du personnel participe à parfaire l’expérience des hôtes. Vraiment. « Ce lieu est particulier, fort, sauvage, prenant. Il convenait de laisser la nature et la culture locale reprendre leurs droits. Notre intervention devait se limiter à l’essentiel », nous avait expliqué Lucas Madani lorsque nous l’avions rencontré au printemps.
En visite ce mercredi de juillet pour découvrir cette adresse – labellisée Artravel Hotels –, nous constatons qu’il avait dit vrai ! Samantha Hauvette, sur place le même jour avec Jean-Pierre Marois, prend le temps de nous conter la suite entre le petit-déjeuner et sa prochaine réunion : « L’hôtel avait souffert de rénovations malheureuses… Il fallait un vrai retour à ce que l’endroit avait pu être. Nous avons réalisé un travail d’épure, car le vrai spectacle ici, c’est le paysage », détaille la jeune femme passionnée par ce projet qu’elle chérit. Un projet collaboratif réalisé avec le cœur, mais aussi avec la complicité de nombreux acteurs et artisans locaux animés par la même énergie. Une énergie de chaque instant, perceptible dans chaque espace des Bains Gardians : dans les 67 chambres – dont 48 cabanes de gardians –, au niveau des piscines, du spa, des salles de réunion, de la réception et de son étonnant salon seventies en mezzanine, dans le restaurant…
Habitations singulières avec vue sur les roubines, les cabanes de gardians, toutes différentes, s’imposent comme de véritables cocons douillets où il fait bon séjourner. Marquées par leur rondeur et leur toit en chaume portant une croix blanche inclinée, elles montrent un univers immaculé, entre simplicité et beauté, avec des moustiquaires au-dessus des lits, des couvre-lits en damier – motif emblématique des Bains Paris mais aussi du tapis de selle camarguaise –, des volets bois ou des rideaux des Indiennes de Nîmes – une marque que l’on retrouve aussi par touche dans l’hôtel –, du mobilier en bois chiné, etc. C’est Julie Barrau d’ailleurs, antiquaire à Arles, qui s’est occupée de chiner partout en France les pièces parfaites pour Les Bains. D’autres meubles et luminaires ont été également sélectionnés par les architectes d’intérieur pour l’hôtel : quelques pièces de leur propre collection ou encore les chaises Crate de Gerrit Rietveld, rééditées par Hay, choisies pour la terrasse du restaurant.
Parmi, les autres collaborations, citons, entre autres, celle avec Luce Monnier, artiste florale à Arles, qui s’est occupée de « ré-ensauvager » tout le domaine pour que la nature reprenne à son rythme son visage originel. Une femme charmante et talentueuse que nous avons croisée alors qu’elle glanait des fleurs, ici et là, pour décorer l’hôtel. Tout comme l’artiste des Cévennes Dove Perspicacius, présente ce jour-là, venue accrocher ses premières œuvres sur l’un des murs du Pont des Bannes, le restaurant des Bains Gardians également ouvert à la clientèle extérieure. Ses Ex-voto – clins d’œil à ceux de l’église médiévale des Saintes – illustrent des scènes camarguaises racontant des bouts de vie, des anecdotes vécues par des personnes qu’elle a rencontrées : personnel de l’hôtel et voisinage notamment. Ailleurs, dans le restaurant, d’autres gestes artistiques émanent. Dès l’entrée, le Studio marseillais Al Fresco a fait entrer le ciel camarguais au coucher du soleil avec des tonalités rosées ; plus loin, près de la piscine en haricot, Perrine Boudy a peint les plafonds de l’une des salles dans un style naïf suggérant la végétation des marais, chevaux et taureaux. D’autres œuvres d’art contemporain subliment les lieux ; des artistes viendront régulièrement en résidence. De grands noms – comme Nils Udo, pionnier du Land Art – investiront même le domaine. Avec son conseiller artistique Jérôme Pauchant, Jean-Pierre Marois, adepte de la diversité artistique, a souhaité dénicher le meilleur pour l’endroit. À l’instar de Paris, l’art fait partie de l’ADN des Bains Gardians, tout comme la musique, la mixologie, le bien-être et la bonne humeur ! Transposés en ce lieu magique, Les Bains reprennent ici leur concept unique : « Un parfait mélange de Yin et de Yang, de bien-être et d‘hédonisme éclairé, issu des deux grandes périodes de leur histoire : Les Bains Guerbois et Les Bains Douches », nous rappelle Jean-Pierre Marois durant ce dîner d’été.
Soulignons bien sûr la qualité du restaurant Le Pont des Bannes, ponctué d’une charmante terrasse au bord de la piscine, rythmée par le son de DJs résidents ou de concerts gipsy. Dirigé de main de maître par l’adorable Julien, le restaurant, installé dans un mas et ouvert depuis juillet, régale les convives avec ses plats aux accents méditerranéens, voire camarguais, concoctés par le chef exécutif Bruno Grossi qui a privilégié un circuit court pour ses produits. Permettez-nous de vous conseiller quelques pépites : le Ceviche de daurade, les Linguines aux fruits de mer légèrement épicées, la Côte de taureau de la manade des Baumelles voisine – fondante à souhait ! – et les choux à la crème à partager… Ou pas !
En attendant la création de nouvelles suites, d’une villa, d’un vaste spa et le murmure de l’eau des fontaines qui couvriront le domaine, Les Bains Gardians, riches d’une émouvante nature, commencent à se faire une délicieuse place au soleil. Et c’est bien justifié !
Source : Arttravel
Photo
© Matthieu Salvaing
Texte Delphine Despres
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